Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

MICHEL Associés Immobilier

MICHEL Associés Immobilier

Service immobilier en région parisienne. Performant, efficace, disponible au 06.59.02.89.47


Les secrets des cathédrales : Saint-Denis aux multiples facettes

Publié par Stephanie MICHEL sur 19 Avril 2017, 19:03pm

Catégories : #La vie à Saint-Denis

La façade occidentale et l'horloge

La façade occidentale et l'horloge

P Publié le | Le Point.fr.

Dressée depuis un millénaire dans le 9-3, l'actuelle cathédrale basilique de Saint-Denis enfonce ses racines bien plus profondément encore dans le terreau royal de France. Jusqu'au IIIe siècle, quand une femme chrétienne enterre dans son champ, à cet endroit, le corps d'un homme décapité. Il s'agit d'un évangélisateur italien nommé Denis qui, arrivé à Lutèce avec ses deux compagnons Rustique et Eleuthère, se fait rapidement martyriser. Décapité, à Montmartre, il aurait trouvé la force (mais oui !) de marcher jusqu'à Saint-Denis avant de s'écrouler.

Un modeste mausolée est d'abord construit pour abriter le tombeau, puis sainte Geneviève, la patronne de Paris, aurait fait édifier une chapelle gallo-romaine au Ve siècle. Au fil des années, de nombreux aristocrates mérovingiens se font enterrer à proximité. Vers 639, Dagobert est le premier roi de France à s'y faire inhumer. Au VIIe siècle, une abbaye est fondée avec une basilique. Celle-ci est rebâtie à l'époque carolingienne selon le style roman. En 1122, Suger est élu abbé de Saint-Denis, il entreprend de faire rénover l'antique église abbatiale en faisant appel à la croisée d'ogives, une technique balbutiante. En reportant le poids de la voûte sur des piliers, elle permet de percer les murs de grandes fenêtres par lesquelles la lumière peut éclabousser l'intérieur de l'église.

Des tours plus hautes que celles de Notre-Dame de Paris

Sous la houlette de l'abbé Suger, les travaux débutent vers 1130-1135 avec la reconstruction du chœur entourée de chapelles rayonnantes illuminées par des baies jumelles dotées de vitraux. Une nouvelle façade remplace l'ancienne, elle est dotée de trois grands portails et d'une grande rose, la première en France. En revanche, on ne touche pas à la vieille nef romane. Il faut attendre le siècle suivant pour voir l'édification d'une nouvelle nef gothique. Le maître d'œuvre en profite pour rebâtir la partie supérieure du chœur, d'installer un transept, et de remplacer les tours par de nouvelles, plus hautes que celles de Notre-Dame de Paris.

Vers 1260, le roi Saint Louis, désireux d'apparaître comme l'héritier des trois races royales franques, commande les gisants de seize de ces prédécesseurs royaux pour les faire disposer autour du chœur. À partir des Valois, les souverains commanderont de magnifiques tombeaux. L'administrateur de la cathédrale basilique Serge Santos, qui a accepté de nous service de guide, nous entraîne dans la modeste crypte des Bourbons. C'est Henri IV qui en fut le premier occupant. Son assassinat prenant de court tout le monde, son cercueil fut déposé simplement sur des tréteaux et n'en bougea plus. Le pli fut pris par ses successeurs qui finirent par s'entasser dans cette petite crypte.

En 1793, les ans-culottes n'hésitent pas à violer la crypte des Bourbons pour s'emparer des cercueils en plomb et les transformer en balles. Les corps des rois et de leurs épouses sont alors jetés pêle-mêle dans deux fosses communes. Sous Louis XVII, les ossements épargnés par la chaux furent collectés et déposés dans un ossuaire dans la crypte. Jouant un rôle fondamental dans l'histoire de France, la cathédrale basilique n'est peut-être pas autant visitée qu'elle le devrait. Que ce reportage vous donne l'envie de vous y précipiter :

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents